Entrevue donnée par David Poliquin à Leo Almazora 13 avril 2022

Comment les meilleurs conseillers atteignent-ils l’excellence en gestion de portefeuille en créant un avantage après impôt pour les investisseurs (Entrevue donnée par David Poliquin à Leo Almazora 13 avril 2022)

David Poliquin a commencé à manifester très tôt une grande passion pour les actions et la planification fiscale, ce qui marque pour lui le début de la création de solutions financières novatrices

Traduction du texte de Leo Almazora

Texte original : https://www.wealthprofessional.ca/investments/alternative-investments/how-top-advisor-seeks-portfolio-excellence-with-an-after-tax-edge/365741
13 avril 2022

David Poliquin gère des actifs de plus de 1 milliard $, ce qui est fort impressionnant comme il est gestionnaire de portefeuille depuis à peine un peu plus de dix ans. Toutefois, sa passion pour son travail – analyser le marché boursier, élaborer des stratégies fiscales et de planification financière – remonte à bien plus longtemps.

« Quand j’étais à l’école secondaire, je créais déjà des projets sur le sujet. J’ai suivi un cours avec H&R Block seulement pour le plaisir », se rappelle Poliquin, gestionnaire de portefeuille chez BGY, Services financiers intégrés, cabinet affilié à iA Gestion privée de patrimoine. Cette année, il occupe la première place des conseillers du Wealth Professional’s list of Top 50 Advisors for 2022. « À l’université, je surveillais les offres d’achat et de vente du TSX, et je faisais plus de 1 000 transactions boursières par année. »

Lorsqu’il était à la maîtrise à l’Université Laval, il avait déjà une vision très claire de la manière dont il pourrait aider les gens à gérer leur situation financière au moyen d’une approche globale. Impressionné par sa passion et son enthousiasme, un de ses professeurs lui parle de BGY, ce qui a mené à une rencontre décisive entre Poliquin et les associés du cabinet.

« Ils m’ont laissé parler pendant une demi-heure, et après, j’ai constaté que nous avions la même approche », dit-il. « Cette rencontre m’a ouvert les portes pour un emploi avec BGY après l’obtention de ma maîtrise parce que j’avais bien vu que nous avions les mêmes valeurs. »

Lorsqu’il explique le secret de son succès professionnel, David Poliquin commence en précisant que ça peut avoir l'air cliché. Toutefois, en effet, certaines choses deviennent clichées pour une raison, et aussi évidentes qu’elles soient, ces choses fonctionnent réellement.

« Il faut toujours travailler sans relâche et ne jamais tourner les coins ronds », dit-il. « Il faut sans cesse aborder le travail avec professionnalisme et se lancer de manière approfondie dans les analyses sans lésiner sur aucun détail. Il ne faut jamais créer un premier lien avec un client en essayant de lui vendre quelque chose. La clé, c’est d’avoir une vision à long terme et de sincèrement vouloir aider les clients à améliorer leur situation financière et à atteindre leurs objectifs. Ensuite, le reste vient naturellement. »

Au-delà de cela, il met l’accent sur l’importance de s'entourer de personnes qui ne sont pas seulement très compétentes et qui possèdent une vaste expérience complémentaire, mais qui entretiennent également les mêmes valeurs et objectifs, soit de toujours penser au client d’abord. C’est notamment ce qu’il est devenu à apprécier chez BGY; plutôt que d’être payé à la commission en fonction des ventes, ses collègues et lui sont plutôt payés comme le seraient des comptables ou des avocats et ils se concentrent à offrir le meilleur service possible à la clientèle.

Le travail qu’effectue David Poliquin vise à trouver des stratégies financières novatrices en vue d’aider les clients à atteindre leurs objectifs financiers. Peu importe avec qui il travaille, l’ambition qui l’anime le pousse à trouver des solutions d’investissement qui ne sont offertes nulle part ailleurs dans l’industrie.

« Nos portefeuilles sont presque 100 % efficients sur le plan fiscal, ce qui est d’une grande importance pour nous au Québec. Au cours de la dernière décennie, les taux d’imposition pour les sociétés et les particuliers de la province augmentent chaque année », avance-t-il. « Par exemple, en 2012, le taux d’imposition maximum sur les dividendes ordinaires pour les particuliers était de 36 %. Cette année, il s’élève à 48,7 %. »

Les règles d’imposition, explique Poliquin, ont évolué différemment au Québec en comparaison de l’Ontario. Lorsqu’on se penche sur le système progressif d’imposition des sociétés, on constate que le gouvernement du Québec a diminué le taux d’imposition sur le premier 500 000 $ de profit réalisé au sein d’une société, mais il le contrebalance par un taux d’imposition plus élevé lors du paiement des dividendes.

Ça n’a cependant pas changé les taux d’imposition des revenus provenant d’un portefeuille détenu dans une société. L’incidence nette sur ces clients à revenus élevés qui détiennent des sociétés, précise Poliquin, s’est traduite par une diminution de leur revenu après impôt.

« Honnêtement, bien des gens de notre industrie ici au Québec font de la finance, mais ils ne s’attardent pas aux impôts, donc personne n’a conscience de cette réalité », dit-il. « À notre cabinet, nous analysons chaque investissement d’un point de vue après imposition, et je crois que ça s’est avéré une méthode raisonnablement fructueuse et c’est extrêmement important pour nous de maintenir cette longueur d’avance. »

Selon lui, le besoin des services offerts par son cabinet est plus criant que jamais. Grâce à leur approche axée sur l’efficience fiscale, un entrepreneur ayant par exemple planifié il y a 10 ans de prendre sa retraite cette année aurait probablement pu éviter la mauvaise surprise d’un 12 points de pourcentage ajouté aux taux d’imposition des dividendes ordinaires. Qui plus est, il précise que le cabinet a créé un fonds d’investissement alternatif conçu pour réduire

l’exposition des investisseurs aux obligations traditionnelles et qui remplace le revenu fixe par un rendement alternatif d’environ 7 %.

Cependant, à son avis, la stratégie la plus prometteuse de sa boîte à outils, ce sont les actions accréditives, qui, lorsqu’elles s’appliquent à la situation fiscale du client, constituent la meilleure catégorie d’actifs.

Selon cette approche, laquelle est seulement accessible à certains clients et entrepreneurs aux revenus élevés, il recommande d’investir dans de petites sociétés minières qui offrent des avantages fiscaux importants. De plus, grâce au logiciel développé par le cabinet, il explique que BGY est en mesure d’optimiser ses propres conseils et peut ainsi conseiller au client combien il devrait en acheter et à quel prix il devrait les vendre pour obtenir les retours les plus efficaces.

« Environ quatre professionnels travaillent avec chaque client et chez BGY, nous sommes en communication constante avec les comptables et les avocats afin de toujours être au courant de leur situation financière, des décisions qu’ils doivent prendre, et de tout le reste », dit Poliquin. « C’est comme si nous étions les directeurs financiers des clients. »

Les opinions exprimées dans le présent article sont celles de David Poliquin, gestionnaire de portefeuille, uniquement et ne reflètent pas nécessairement celles de iA Gestion privée de patrimoine inc. iA Gestion privée de patrimoine inc. est membre du Fonds canadien de protection des épargnants et de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières.